Archives de septembre 2009

Il faut réagir

inaction

Ce qui est en train de se passer à Mada en ce moment est terrifiant. Il faudra bien réagir à un moment si l’on souhaite encore sauver ce qui reste de « droits » dans ce pays en déliquescence.

Les menaces, les intimidations , les passages à tabac  ne devraient pas être tolérés, notamment quand ils sont infligés par les autorités chargées de veiller au bien-être des citoyens. Le respect des droits humains les plus fondamentaux transcende la chose politique.

Au delà des clivages, des adversités, des appartenances , un minimum de respect des droits de l’homme devrait bien fédérer toutes les mouvances. Il  faudra bien que chacun retrouve le courage de mettre le holà à tout ça.

Je ne fais partie ni de ceux qui descendent dans les rues ni manifester pancarte dans la main sur les places de ceci celà. Mais je pense que la population – cette fameuse majorité silencieuse qui, je suppose, désapprouve également cette violence ambiante – devrait manifester dignement et courageusement son désaccord.

Comme il faut bien commencer quelque part, en attendant un véritable mouvement concerté et organisé, je propose des idées du genre port de brassard (noir?) en signe de protestation. (Je pense aux athlètes noirs qui ont porté des gants noirs lors des J.O. de Mexico en 1968, ou encore leur badge « Olympic project for human rights », contestant la ségrégation raciale.)

Je trouve que c’est un mode d’expression pacifique qui nous permet en même temps de vaquer à nos occupations quotidiennes, mais qui demande autant de courage que déambuler les rues à faire la grève.

Je réitère que ce mouvement ne se veut contestataire d’un régime ou d’une mouvance. C’est tout simplement un acte citoyen requérant le respect d’un minimum de droits de l’homme.

Si l’on faille à protéger nos droits, qui d’autre le fera à notre place? Et quelle part de responsabilité la majorité silencieuse endorsera-t-elle face à la faillite de ce pays?

Les mots de l’écrivain irlandais Edmond Burke me hantent l’esprit: « la seule condition au triomphe du mal, c’est l’inaction des gens de bien ». Ne laissons pas le mal triompher.

Brutalisée pour possession de billes

fisa

La sénatrice Naïka Eliane a été brutalement arrêtée par des éléments de la Fis (Force d’intervention spéciale), tandis que l’hôtel où elle se trouvait a été perquisitionné.

Bilan: un hôtel saccagé, un ordinateur portable escamoté et deux armes dangeureuses trouvées. Il s’agit de deux lance-pierres ainsi que quelques billes. La sénatrice a été placée en garde à vue.

Le colonel Richard Ravalomanana qui commande la gendarmerie à Analamanga explique. Ainsi, selon l’officier, la sénatice aurait pu être libérée plus tôt si elle a dévoilé à qui appartient les billes et les lance-pierres. (Est-ce à dire que c’est le motif de cette arrestation musclée d’une dame, outre le fait que les soldats cherchaient à capturer des membres de la mouvance Ravalomanana?) 

Eh, les enfants! Cachez vos lance-pierres et vos billes. Ce n’est pas le moment de jouer. La Fis ne s’amuse pas.

Terreur à Mada

 

fisb

L’Algérie s’en est débarassé, Madagascar l’a ressuscitée. La Fis (Force d’intervention spéciale) malgache a de commun au Fis (Front islamique du salut) algérien, outre le nom, la propention à la terreur.

Quel est exactement le mandat de cette entité? Ils débarquent dans le salon Vip de l’aéroport pour arrêter Manandafy car celui-ci, selon les soldats, a traité les militaires malgaches d’incapables. Eh ben, c’est grave si l’on risque d’être arrêté pour avoir raison.

Un quotidien malgache rapporte que la Fis a également passé à tabac des policiers de Mahamasina.

Enfin, au vu de tous, ils ont brutalisé un sénateur, une femme de surcroît. Pour ses (ces) bons et loyaux services envers la Hat (Haute autorité de transition), le commandant Charles qui est à la tête (je ne dirais pas pensante) de cette entité est promu lieutenant-colonel. Vive l’armée malgache, vive la Hat.



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