Archive Page 2

Liberté d’aimer

Liberté d'aimer

Publicités

Amazement and disappointment

I was shocked by a discussion aired on Fox News, in reaction to Jim Carrey’s anti-gun parody. I am not a Fox News follower but I thought the channel to be a respectable one. Alas, I lost all respect to that media and to its presenters who acted like heretic groupies rather than professional journalists. There are many strong but respectable ways to express disagreement but these freaks had no class at all. And I thought such light minded attitude won’t be seen at such level of journalism in such a country as the US.

Hopeless world…

Eau là là

Eau là là

Malheureuses pâques

Malheureuses pâques

Maurice est-elle en train de payer le prix d’un urbanisme mal pensé, voire sauvage ? Les inondations qui ont fait plus d’une dizaine de victimes dans la capitale Port Louis durant le weekend pascal suscite beaucoup d’interrogations. D’où viennent ces eaux qui ont déferlé sur la ville et ses alentours ? Pourquoi n’ont elles pu se déverser dans la mer pourtant à quelques dizaines de mètres de là ? Trois heures de pluie aussi violente qu’elles puissent l’être (150mm en 2h, il y a pire) suffiraient donc pour prendre en otage un pays ? Qu’en est-il des canaux d’évacuation et des égouts ? etc.

Lever les tabous

Emission intéressante sur la chaîne Télévision Malagasy, dans la soirée du 29 mars, à l’occasion de la commémoration de l’insurrection (que l’on propose d’appeler « guerre d’indépendance ») de 1947.

Le sociologue Paul Rabary livre une analyse qui va au delà du romantisme de la lutte pour la patrie et de ses martyrs. Il tranche dans le vif en évoquant l’inexistence d’un royaume de Madagascar uni précolonial, la rivalité entre MDRM (Mouvement démocratique de la rénovation malgache) et Padesm (Parti des déshérités de Madagascar).

Paul Rabary conclut que cette lutte armée de 1947 a sapé les efforts politiques du MDRM puisqu’elle a servi de prétexte au pouvoir colonial pour dissoudre ce parti, d’arrêter ses chefs pourtant élus démocratiquement par les malgaches pour les représenter à la tribune de l’Assemblée Nationale française. ( J’en parlais l’année dernière dans un post intitulé Raharaha 29 martsa 1947). Ce qui laisse le champ libre au Padesm à qui la France confiera l’Indépendance le moment venu.

J’étais surtout agréablement surpris d’entendre discuter sur le plateau de la télévision nationale du malaise ethnique Merina/ côtiers, encore tabou hier. Signe des temps que cette génération est prête à assumer l’Histoire pour finalement avancer sans les boulets d’un passé que l’on feint d’ignorer mais qui hante constamment le présent.

Ainsi, quand Paul Rabary parle de réconciliation, il élargit le spectre au delà des actuelles guéguerres de partis politiques et de considérer les plaies non fermées depuis l’ère précoloniale. Et d’ériger des institutions qui conviennent le mieux à la nature des malgaches. Des propositions qui me séduisent complètement pour en finir (du moins pour un bon bout de temps) avec ces sempiternelles insurrections et révolutions.

Qu’est-ce qu’on est cons

Qu’est-ce qu’on est cons

Je tombe sur un numéro de Paris Match du 10 au 16 mars 2011. Si le charme d’Adriana Karembeu en couverture accroche indéniablement, c’est un reportage sur le trafic de bois de rose à Madagascar dans les pages internes qui cristallise mon attention.
Alors que les autorités malgaches peinent à divulguer les responsables et à arrêter ce « massacre » comme le magazine le décrit, les journalistes de Paris Match nous plongent au cœur de la forêt parmi les coupeurs, pour suivre la piste du bois depuis l’abattage dans le parc national de Masoala jusqu’au port de Toamasina en passant par Antalaha où les acheteurs chinois entrent en jeu. L’on comprend mieux pourquoi la lutte contre ce trafic est difficile : trop de monde y sont mêlés. Du simple villageois aux hauts fonctionnaires y croient y dénicher une manne financière.
Sauf que, comme nous l’apprend le reportage, pour une grande armoire dont la matière première aura coûté toutes les peines du monde à la partie malgache pour extirper puis exporter, c’est la chaîne chinoise d’importation qui s’empiffre outrageusement. Ainsi, si le meuble coûtera au client chinois la bagatelle de 20.000 euros, la chaîne malgache ne touchera que 800 euros dont 666 euros (diabolique !) pour l’exportateur malgache. Ces insaisissables businessmen locaux. 6 euros pour l’acheminement en camion vers le port, 2 euros pour les dockers. Enfin 55 euros à se partager entre les coupeurs et ceux qui tirent le bois de la forêt.
Que l’on se prostitue, c’est déjà pas rose mais à ce prix ? On se fait baiser royalement! Légiférer, légaliser, officialiser, contrôler… bref, opérer selon les règles en toute transparence rapporterait davantage à tous les maillons de cette chaîne locale et au pays entier, tout en permettant de protéger les ressources. Mais puisqu’on est cons…

Jamel Debbouze rougit devant le Premier ministre mauricien

Jamel Debbouze à Maurice

Lors de son passage à Maurice, l’humoriste Jamel Debbouze annonce un spectacle concocté avec des ingrédients locaux. Au menu : les manières mauriciennes, le Premier ministre… quoi? Le Premier ministre??? Cela s’annonce sulfureux.
J’ai pas été voir les shows mais j’ai vu des photos de Jamel et du Premier ministre tout sourire, côte à côte comme deux vieux potes, agrémenter les pages des canards locaux. C’était avant un des shows si je ne me trompe.
En fait, le Premier ministre Navin Ramgoolam l’a reçu dans son bureau et l’humoriste en est ressorti travailliste (rouge, c’est la couleur du parti travailliste). Encore un qui est tombé sous le charme légendaire de Navin qui a réussi un bon coup de communication avec un ambassadeur de calibre qu’est Jamel. Bravo Navin!